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MYSTÈRE – LA FEMME

Auréolée d’un gros buzz en 2012-2013, parée, surtout, d’un premier album caustique et intrigant échappant aux clichés, La Femme s’est vite imposée comme une pièce de choix dans la galaxie des formations branchées, électro-pop, néo-cold wave, néopsyché qui ne cessent de fleurir. D’ailleurs depuis d’autres sont arrivées, excitant la curiosité… mais s’avérant souvent aussi marquantes qu’un courant d’air. Ce deuxième album replacera-t-il le groupe au centre du motif ? A coup sûr. Sans rien renier de ses obsessions dansantes ou de son tropisme eighties, La Femme s’ouvre musicalement à des fantaisies yé-yé (Le vide est ton nouveau prénom, Septembre), à des phrasés rap (Exorciseur), à des mélodies presque orientales (Psyzook). Mais c’est surtout dans son propos que La Femme sort du lot. Subversive et libre. Elle dessine le portrait d’une génération qui perd ses illusions (Où va le monde, entêtant), mais veut bouffer la vie. Une génération qui mélange les genres, chante les attirances unisexes, la danse, les psychotropes, les tourbillons parfois salutaires et le manque d’amour, sans s’apitoyer. « Tu m’as dit : on va s’aimer pour toute la vie, je savais pas que la vie ça durerait six mois et demi. » Les voix féminines et masculines apparaissent sans prévenir, renforçant l’effet de surprise et la richesse de l’ensemble. La Femme est même capable de consacrer un titre à… une mycose intime. Inattendu, malin, et même épique. On ne s’en débarrassera pas comme ça.

Un article de Valérie Lehoux, publié dans TÉLÉRAMA, le 29/08/2016.

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